Devenir végétarienne ou végétarien...


Est-ce finalement une histoire de mode ou de conviction profonde?

On se demande parfois pourquoi on devient végétarien. Si ça peut vraiment nous faire du bien de changer notre alimentation.

Ici , c'est de mon expérience que je vous parlerai.

Il y a très longtemps, vers 20 ans à peu près, j'en avais déjà eu l'idée mais j'étais si "accro" à un équilibre parfait que je craignais d'avoir des carences si d'un coup je décidais de ne plus mettre de protéines animales dans mes déjeuners et dîners.

Et puis moi qui adorais les produits laitiers et le fromage en priorité, comment faire pour compenser?

Alors de temps en temps, je ne mangeais que des assiettes de crudités ou des féculents mélangés avec des légumes cuits à l'étouffée mais jamais sur une journée complète et encore moins en continuité.

Et puis, petit à petit, au fil de mon éveil de conscience et des purifications que j'ai effectuées, qu'elles soient par le jeûne, la méditation et les mémoires nettoyées, j'ai ressenti de plus en plus le besoin de me rapprocher de certains aliments et d'en laisser d'autres de côté.

Mes guides m'avaient déjà indiqué, quand j'ai pu communiquer avec eux clairement, une ou deux choses à éviter comme le lapin et les oeufs sous toutes ses formes et m'avaient parlé d'un poison, peu soupçonné : les restes des repas que l'on remange le soir même ou quelques jours après.

Alors, j'ai commencé à écouter ce que mon corps avait besoin pour se sentir léger et surtout pour bien fonctionner.

Quand je suis en écriture intuitive, par exemple, je remarque que j'ai besoin de sucres rapides comme les dattes, les figues, abricots ou raisins secs. Quelques uns suffisent à me rebooster en quelques minutes.

Et puis, j'ai besoin de plus en plus d'eau, peu minéralisée. Comme c'est un peu compliqué pour moi de boire frais, j'ai opté pour les infusions de plantes tièdes que je me fais régulièrement en accord avec ce que mon corps souhaite( menthe, réglisse, verveine, cynorhodon, etc...).

Puis les légumes et fruits de saison sont devenus ma priorité.

Mes guides souriaient gentiment quand j'achetais des poireaux dans le sud car ils me disaient que lorsqu'ils arrivaient dans mon assiette, ils n'avaient plus aucune énergie.

C'est vrai que la plupart du temps ils viennent du nord, arrachés on ne sait quand, plus les 1200 km à faire et le temps qu'ils arrivent sur les étalages de mon supermarché, cela ne valait plus la peine.

J'ai fini par trouver un producteur de fruits et légumes de la région, juste à côté de chez moi, et je me suis rendue chez lui quotidiennement.

Une ballade bien agréable, des mots échangés, des produits de qualité et surtout en parfaite communion avec la saison en cours.

Et puis aussi quand je voyais qu'un produit provenait de très loin, j'ai commencé à ne plus les acheter. Les guides me disaient qu'on était tous nés dans un terroir et qu'il était bon de manger des produits de notre région ou de celle où on se trouvait.

Alors finies les mangues, qui sincèrement n'ont jamais été aussi bonnes que celles dégustées sur place au Sénégal et ramenées dans la soute à bagage par kilos entiers et aussi au raisin italien et autres produits surtaxés et dénaturés par tant de trajets et de manipulation.

Pour moi, l'alimentation est mon principal carburant avec la respiration et le sommeil et je me dois donc d'y apporter une grande attention si je veux que tout le reste fonctionne correctement. En tant que canal, il faut être le plus "pure" possible pour éviter les négligences et erreurs en tout genre.

Je ne suis pas trop pour les préparations compliquées car pour moi tout doit rester simple, rapide et surtout accessible à beaucoup de monde que ce soit au niveau de la pratique qu'au niveau du coût.

C'est peut-être cela qui bloque les gens qui aimeraient se lancer dans une alimentation plus basée sur les végétaux, céréales et féculents, c'est qu'ils ne savent pas trop comment s'y prendre?

Parfois, il y a tellement d'ingrédients différents dans une recette que cela finit par coûter très cher et puis que faire de tout ce qui reste dans les sachets?

Pour ma part, j'aime la diversité et je ne mange jamais deux fois la même chose dans la semaine. Encore un conseil des guides, qui s'applique aussi aux produits de toilettes, shampoing. Comme on ne sait pas toujours ce qu'il y a dedans, il faut varier au maximum pour ne pas habituer le corps et l'intoxiquer par la régularité.

Vous allez me dire : "oh la, la, cela doit être compliqué!"

Et bien, pas tant que ça. Il y a tellement de richesses dans ce que nous propose l'agriculture française. Il suffit de faire les bonnes associations et surtout chaque matin d'écouter ce que votre corps a besoin.

Hier, par exemple, j'ai eu envie de manger des boulettes de pois chiche. Ça, c'est quelque chose que j'achète surgelé, "tout prêt" car elles sont très bien faites (produit végétarien de chez Carrefour).

Sinon, je suis fan de houmous sur du bon pain bio. Parfois c'est une tranche de fromage de brebis ou de chèvre ou de la mozzarella de bufflonne avec une salade composée.

Cela peut également être de la semoule complète avec des noix de cajou et des légumes cuits "al dente", un risotto de légumes et de champignons, de la moussaka végétarienne à la féta.

Le principal étant de retrouver le goût des choses et que cela ne dénature pas trop les produits par une cuisson trop longue ou trop de mixage.

Petit à petit, on apprécie de nouveaux produits de saison car on les cuisine différemment. Les légumes et les céréales complètes prennent une place de plus en plus grande et la viande se fait de plus en plus rare.

Mais pour cela ne forcez jamais les choses. laissez vous vivre comme vous le ressentez vraiment. Si un jour vous en avez assez de manger du vert, optez pour le orange ou le blanc et si vraiment les crevettes sautées à l'ail vous hantent jour et nuit, pas de mal à se faire du bien, c'est votre corps qui vous dira merci. Idem pour la mousse au chocolat!

S'écouter est la meilleure thérapie qui soit, à chacun d'apprendre à décrypter ce que son corps lui transmet chaque jour comme message.