Le végétarisme : être à mi-chemin


Quand on sent que la viande commence à être plus difficilement appréciée par nos papilles, on se dit : "ça y est, je vais devenir végétarien(ne)."

"A moi, les salades de légumes, les graines, le tofu, les céréales anciennes...". Mais finalement quand on se lance réellement dans ce nouveau type d'alimentation, on se rend vite compte que parfois c'est compliqué.

Soit il nous manque des ingrédients trop difficiles à trouver dans nos supermarchés de proximité, soit on ne trouve aucune joie à déguster certains mets même si ils sont soi-disant bons pour notre santé.

On a pourtant écumé toutes les recettes du web et on a même fini par nous rendre dans des restaurants spécialisés. Mais rien n'y fait, on est quand même plus attiré par un plat de gambas grillées au beurre d'herbes que par un plat de lentilles germées.

Alors comment faire quand on veut véritablement améliorer notre santé? Doit-on renoncer à être végétarien(ne) et poursuivre notre ascension dans la normalité en consommant des plats de viande copieux où chacun peut s'en mettre plein le ventre à souhait?

Quand on commence à se soucier de ce que l'on met dans nos assiettes c'est que quelque part on a envie de s'alléger le corps et la tête et de ne plus sortir de table avec l'estomac chargé et l'esprit brumeux.

Alors même si la viande et le poisson nous font encore vibrer, on peut tout de même choisir une cuisson qui va ne pas utiliser trop de matière grasse. La cuisson à l'étouffée est parfaite car on garde les saveurs sans pour autant annihiler le goût, bien au contraire. La cuisson à la vapeur convient également pour certains légumes à saveur prononcée.

L'idéal dans votre assiette est d'avoir 20% de protéines animales ou végétales et les 80% restant : céréales et légumes verts ou variés.

On peut imaginer une assiette ronde avec au centre la viande, le poisson, le fromage ou tofu, ou légumineuses puis autour les céréales et tout en dernier les légumes. Cela permet d'avoir un bon apport nutritionnel et de garder la ligne.

Les sauces, vous le savez sont en général à éviter mais si elles sont faites avec peu de matière grasse et sont plus à base de jus des légumes, on peut mieux en profiter.

On peut trouver de bons compromis entre une consommation accrue de matière animale et de bons plats 100% végétariens.

A chacun de savoir s'écouter et de vibrer devant ce qu'il veut manger en mettant tous ses sens en éveil.

La notion de plaisir doit être continuellement mise en oeuvre afin que votre corps puisse trouver assez de satisfaction dans ce qu'il vient d'ingérer au niveau de votre cerveau.

C'est pourquoi parfois il vaut mieux manger un bon plat de viande sans culpabilité que de se forcer à déguster un plat végétarien qui ne parle pas du tout à vos papilles.