La parentalité....école de la vie : être ou ne pas être...


Que les enfants soient petits ou grands, ils ont toujours besoin de quelque chose : de notre présence et c'est important pour éviter certains dangers mais aussi de notre soutien psychologique au cours de certaines périodes cruciales de leur vie.

Sauf que par moment, on sent bien que c'est un peu trop. Ils nous appellent pour ci et puis deux minutes après pour ça. Ils nous demandent notre avis mais n'en font qu'à leur tête. Ils nous demandent un conseil alors qu'on venait déjà de le dire au frère ou à la soeur, en leur présence.

En fait, on est bien plus que le phare sur la jetée, celui qui veille à bien acheminer tout le monde vers son point d'ancrage.

On devient la blogosphère, celui ou celle qui doit être là pour tous et parfois pour n'importe quoi.

Comme je le dis souvent à mes filles et encore aujourd'hui, mais moins heureusement - ouf le régularité ça paye! - "je ne suis pas là pour faire ce que vous ne voulez pas faire mais je suis là pour faire ce que vous ne pouvez pas faire". Je pense qu'elles connaissent cette phrase par coeur à force!

Et puis "je ne suis pas une serpillière, la bonniche de service," etc...

Et puis comme parfois cela ne portait pas ses fruits, dans certaines occasions bien précises, j'ai fini par faire la sourde oreille surtout quand elles me disaient "t'as dit quoi?" alors qu'au fond d'elles même, elles savaient très bien de quoi il en retournait.

Et j'ai commencé, pendant les repas, à ne plus me focaliser sur elles et à prendre mon repas en toute sérénité, en conscientisant chaque bouchée.

Parler les bouches ouvertes pour me demander quelque chose ne faisait plus partie de mes règles de courtoisie non plus.

Et puis quand elles me parlaient d'une pièce à une autre, je finissais par ne plus bouger de où j'étais, continuant ainsi de vivre ma propre vie.

Et j'ai appris à dire non en faisant preuve de discernement et de bon sens.

Et jusqu'à il y a peu, où je me suis rendue compte que parfois, il faut ne pas répondre du tout pour ainsi laisser le mental de l'autre venir s'échouer sur la grève de ses "propres bêtises".

On ne peut pas toujours passer notre temps à être : être à leur côté, à leur écoute, à leur service....

Il faut savoir par moment ne pas être et ainsi leur fait comprendre que dans la famille c'est comme dans la société, il y a des règles de conduite, des codes de langage, du respect à avoir, de l'intimité à préserver, des mensonges à ne pas dire, des colères à éviter...

On est et on restera des parents avant tout. Mais on a tous le droit de vivre en paix dans notre bulle personnelle. Et quand on sait poser les limites, c'est ainsi que tout se met en place avec douceur autour de nous.