Courir à en perdre haleine...


Un jour, on en a tellement assez de tout qu'on cherche à aller bien plus vite que la musique de notre petite voix intérieure. Celle qui nous dit souvent "mais regarde comme la vie est belle" tandis que notre vieux compagnon le mental cherche en permanence à nous faire croire que la vie est bien trop courte pour ne serait-ce qu'en perdre une toute petite miette.

Alors, ce jour là et on peut souvent dire ces jours-ci, on ne sait plus trop comment échapper à son destin. Et on se dit que plus on va aller dans le sens contraire de nos obligations et plus on a de chance de réchapper de cette chape de plomb qui parfois se met à peser de toutes ses forces sur nous, notre dos, nos épaules, notre ventre, nos pieds et parfois même dans nos yeux!

On est comme aveuglé par tant de problèmes, incapable de pouvoir à nouveau se fixer un objectif. Alors que faire? Et surtout comment pouvoir reprendre un minimum de liberté?

Et là, on a une idée. Celle qui survient souvent quand on ne peut plus faire autrement, pense-t-on. C'est de partir vite et loin et surtout sans économiser aucune force. On se met à détaler comme un lapin et surtout on embarque avec nous toutes les réserves qu'il nous reste, au cas où on pourrait en avoir besoin.

Mais voilà, ce n'est pas ainsi qu'on pourra faire un bon bout de chemin car, qui veut aller là où il le désire vraiment, ménage sa monture et surtout modère sa respiration. Or, dans ce genre de situation où tout semble si complexe et surtout sans plus aucune issue favorable pour personne, on décide de partir si loin et si vite que plus rien ne peut venir vraiment nous maintenir à notre rythme biologique.

Alors on commence par s'essouffler très rapidement et surtout on ne peut même plus compter jusqu'à cinq. Et quand on devient incapable de pouvoir penser à quoi que ce soit, on atteint déjà un état proche du coma.

Donc qu'est-ce qui ferait que plus on veut élaborer des plans "anti-conformisme", on perdrait son haleine si fétide parfois.?Aurait-on besoin finalement par moment d'aller au bout de ses réserves, de débloquer son plexus solaire pour obtenir le salut dont a besoin chaque guerrier pacifique qui préfère voir dans son combat face à la vie une échappée belle du peloton de tête pour mieux se régénérer ensuite?

Ou alors est-ce finalement une fuite à un système bien trop rigide qui ne nous convient plus et dont on ne parvient plus à en maîtriser les ficelles?

En tous cas, plus on court et plus on oublie de remarquer que le paysage défile à toute allure. Alors que lorsque l'on prend le temps de vivre et à son rythme de surcroît, on peut tout a fait s'imaginer là où on veut aller, sans devoir pour autant se retrouver totalement sans force.

Il est important d'être là où ça nous plait et de pouvoir par moment se mettre a accélérer le rythme... mais ne cherchons pas à surjouer un rôle qui ne nous apportera pas grand chose de plus qu'un bon voyage intérieur, celui qui nous permet non seulement de garder une haleine fraîche en toute occasion mais surtout un souffle ample et souple, signe d'une bonne oxygénation : celle qui nous donnera des ailes pour réaliser tous nos projets personnels.

Belle journée à tous et courez si ça vous chante mais alors n'entraînez pas les autres au risque de les perdre en route...et vous par la même occasion!


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