Le déni...


On se dit que ce n'est pas grand chose et que de toutes les façons, ça va passer car ça passe toujours, enfin presque!

Parfois ça se complique un peu, même voire un peu beaucoup! Mais n'est-ce pas ça la vie? Des flux et des reflux et surtout beaucoup de rejets, beaucoup de choses qui nous arrivent et qu'on n'avait pas prévues, qu'on n'avait pas envie de vivre et surtout qu'on aimerait oubliées.

Alors on se dit qu'on va faire comme si cela n'avait jamais vraiment existé, comme si ça pouvait passer, comme ça juste en cessant d'y penser. Ils le disent dans les livres de développement personnel que plus on pense à quelque chose et plus on le nourrit de l'intérieur.

Alors c'est décidé : on va aller le mettre dans une case de notre tête et non seulement on y pensera plus mais en plus on va pouvoir penser à autre chose de bien plus gai.

Et puis un jour, patatras, on ne comprend pas ce qui nous arrive nous voilà tout courbaturé, plein de remords et de regrets, de tristesse et de colère, on est comme pris au piège de certaines émotions qu'on avait juste oubliées de gérer au mieux, en décidant de les refouler.

Ce serait parfait si on savait vivre comme les enfants le font avec simplicité et naturel : ils crient quand ils ont une douleur et surtout ils pleurent pour montrer qu'au fond de leur coeur, cela les remue profondément et pour de vrai!

Mais nous, on n'ose pas le faire car on est grand maintenant et surtout on ne nous a jamais autorisé quand on était enfant à nous le permettre. On nous disait : "tu vas te taire?" ou alors "arrête un peu de pleurer". Parfois c'est par l'humiliation qu'on a été conditionné : "te voilà encore en train de pleurnicher, tu ne sais donc faire que ça de tes journées!"