Les fruits et légumes de saison...Le butternut et Le pamplemousse...

LE BUTTERNUT

 

La courge musquée, aussi appelée « butternut » est le fruit d’une plante potagère de la famille des Cucurbitacées qui regroupe également les melons et le concombre. Cette plante annuelle à la forme d’une grosse poire possède une chair moelleuse, un peu sucrée et orangée. Il existe une variété impressionnante de courges. On les différencie en deux principales catégories soient les courges d’été et les courges d’hiver selon leur durée de conservation. La courge butternut fait partie des courges d’hiver qui se récoltent à pleine maturité et qui se consomment cuites  

Les pays producteurs de courges sont la Chine, la Roumanie, l’Égypte, l’Argentine, la Turquie, l’Italie et le Japon.

 

Les courges sont consommées depuis très longtemps soit près de 10 000 ans. Les Indiens les consommaient pour ses graines. Par la suite, les peuples Aztèques, Mayas, et Incas les ont cultivées en même temps que les maïs et les fèves. Christophe Colomb fut le premier Européen à goûter ces fruits pour ensuite l’introduire en Europe.

 

La courge musquée est une excellente source de vitamine A. Le rétinol est l’une des formes actives de la vitamine A dans l’organisme. La vitamine A est l’une des vitamines les plus polyvalentes, collaborant à plusieurs fonctions de l’organisme. Entre autres, elle contribue à la croissance des os et des dents, maintient la peau en santé et protège contre les infections.

 

De plus, elle joue un rôle antioxydant et favorise une bonne vision, particulièrement dans l’obscurité. La courge musquée est également riche en bêta-carotène et bêta-cryptoxanthine, des précurseurs de la vitamine A au pouvoir antioxydant qui limite le stress oxydatif et les radicaux libres, des molécules responsables du vieillissement de nos cellules. Le bêta-carotène pourrait également améliorer certaines fonctions du système immunitaire. De plus, ces caroténoïdes sont également étudiés dans les domaines de la dégénérescence maculaire, cataracte, maladies cardiovasculaires et certains types de cancer tels que poumon, cavité buccale, pharynx et col de l’utérus. Par contre, les données ne sont pas encore probantes.

 

Les cucurbitacines, composés se retrouvant dans les courges auraient également des propriétés anti-cancer. D’autres études doivent être effectuées, car jusqu’à maintenant, celles-ci ont été réalisées sur des cellules.

 

À l’achat, il faut rechercher une courge musquée qui mesure entre 20 et 30 cm avec une base d’une douzaine de cm de diamètre. Sa peau devrait être lisse et de couleur crème, sans fendillement ou taches brunâtres. Choisir une courge qui présente encore une partie de la tige, car cela ralentit sa déshydratation.

 

La courge musquée se conserve plusieurs mois à l’abri de la chaleur et de la lumière. Une température entre 10 et 15 degrés permet une meilleure conservation et on ne les réfrigère que lorsqu’elles sont cuites ou coupées. On peut les congeler également lorsqu’elles sont cuites ou réduites en purée. Apprêtée comme un légume, la courge musquée s’incorpore aux soupes, ragoûts, couscous, gratins et mets mijotés. Cuite et réduite en purée, elle s’incorpore aux purées de pomme de terre et aux potages. Elle peut également s’intégrer dans les desserts de type tarte, muffins, gâteau, biscuits, etc. Les courges d’hiver étant plutôt fades, elles gagnent à être assaisonnées adéquatement. Ses graines sont également comestibles.

Il est important de noter que les caroténoïdes sont davantage assimilés par l’organisme lorsque la courge musquée est cuite dans un peu de matières grasses.

 

La courge musquée ou butternut est un fruit-légume facile à cuisiner et à conserver. Intégrez-la un peu partout pour une bonne dose de vitamine A.

 

La recette du jour : Butternut farcie au chèvre

 

 

Préchauffer le four à 180°C.

 

Nettoyer la butternut et couper-la en deux, ôter les graines. Agrandir un peu la cavité des deux morceaux de la butternut en creusant avec une cuillère à soupe. Garder au frigo la chair enlevée pour faire une soupe.

 

Déposer les demies butternuts sur une plaque de cuisson ou un plat à gratin. Si vous trouvez qu'ils ne tiennent pas trop droit, les caler avec une boule de papier aluminium. Les saler un peu.

 

Couper une bûche de chèvre en dés et les déposer à l'intérieur de chaque morceau de butternut.

 

Parsemer le tout d'une gousse d'ail râpé, de thym et de poivre.

 

Verser 20cl de crème liquide sur les dés de fromage de chèvre, jusqu'à ras-bord.

 

Enfourner pour 1h à 1h30, selon la grosseur de votre butternut.

Tester la cuisson en enfonçant un lame de couteau dans la chair.

 

Déguster chaud en entrée, ou en accompagnement ou en plat avec une salade verte.

 

LE PAMPLEMOUSSE

 

Contrairement à ce que l’on croit habituellement, le fruit que nous retrouvons avec plaisir au petit-déjeuner n'est pas le pamplemousse, mais le pomélo. Le « véritable » pamplemousse est plutôt rare en Occident et est surtout cultivé dans les pays tropicaux tels que la Thaïlande, le Vietnam, le sud de la Chine, la Malaisie et l'Indonésie. C’est un fruit de couleur verdâtre à l'écorce (peau) épaisse. Il est plus gros que le fruit que nous connaissons et contient de 16 à 18 quartiers remplis de pépins. Il peut avoir la forme d'une poire, bien que ce ne soit pas toujours le cas.

Même si les banques de taxonomie et de terminologie privilégient ces dénominations scientifiques, le mot pamplemousse est de loin le plus utilisé dans la langue courante. C’est pourquoi nous l’utilisons dans cette fiche, pour désigner ce qui est « scientifiquement » un pomélo.

On s'explique mal pourquoi on a confondu le nom des 2 fruits, pas plus qu'on ne sait exactement quand cette confusion est née.

 

Plusieurs études ont démontré que la consommation d’agrumes, dont le pamplemousse, serait reliée à la prévention de certains types de cancers comme le cancer de l’oesophage, le cancer de l’estomac, le cancer du côlon, de la bouche et du pharynx. Selon l’une de ces études, une consommation modérée d’agrumes (soit de 1 à 4 portions par semaine) permettrait de réduire les risques de cancers touchant le tube digestif et à la partie supérieure du système respiratoire. En ce qui concerne spécifiquement le cancer du pancréas, les études demeurent toutefois controversées.
 
Une étude populationnelle suggère que la consommation quotidienne d’agrumes jumelée à une consommation élevée de thé vert (1 tasse et plus par jour) serait associée à une plus forte diminution de l’incidence des cancers.
 
La consommation de pamplemousse pourrait, selon une étude prospective (populationnelle) d’envergure, diminuer les risques de cancer du sein. Toutefois, d’autres études ont montré des résultats inverses, ou une absence de lien. Par ailleurs, des chercheurs ont observé que l’incidence de cancer du poumon était plus faible chez les personnes qui consommaient plus de pamplemousse blanc

 

Des composés antioxydants contenus dans les agrumes (les limonoïdes) ont démontré des effets anticancer in vitro et sur des animaux. Ils pourraient diminuer la prolifération de cellules cancéreuses du sein, de l’estomac, du poumon, de la bouche et du côlon.

 

Chez des patients atteints d’hypercholestérolémie, la consommation de 2 pamplemousses par jour aurait la propriété de diminuer les taux de cholestérol et de triglycéridessanguins et d’augmenter la capacité antioxydante dans le sang. La consommation de pamplemousse rouge aurait davantage d’effet sur les lipides (gras) sanguins que le pamplemousse blanc. Chez les personnes souffrant d’obésité, la consommation de ½ pamplemousse (3 fois par jour) n’influencerait pas le profil lipidique, mais pourrait jouer un rôle dans la perte de poids.
 
Plusieurs études menées sur des animaux ont démontré que les flavonoïdes et les limonoïdes présents dans les jus d’agrumes avaient la propriété de diminuer le cholestérol sanguin. Ils pourraient également augmenter le cholestérol HDL (« bon » cholestérol) et réduire les triglycérides sanguins ainsi que l’oxydation du cholestérol. Il est à noter que, toujours chez les animaux, la consommation de pamplemousses frais serait plus avantageuse pour le profil lipidique (taux sanguins de cholestérol et de triglycérides) et l’activité antioxydante que la prise d’un supplément de naringine (un flavonoïde du pamplemousse). Par ailleurs, certains flavonoïdes pourraient améliorer l’élasticité de la paroi des vaisseaux sanguins.

 

Chez des personnes obèses atteintes du syndrome métabolique, la consommation de pamplemousse (un demi-fruit par jour avant chaque repas pendant 12 semaines) a entraîné une importante perte de poids comparativement à un groupe témoin (1,6 kg contre 0,3 kg). Elle a aussi significativement réduit leur résistance à l’insuline. Chez des animaux diabétiques, des suppléments de naringine (un flavonoïde du pamplemousse) ont permis de diminuer de façon importante le glucose sanguin. Ce composé pourrait jouer un rôle dans la prévention de l’hyperglycémie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il existe des pamplemousses blancs, roses et rouges. Afin de profiter au maximum des propriétés antioxydantes de ce fruit, il vaut mieux choisir les pamplemousses roses ou, mieux encore, rouges.

 

Le pamplemousse renferme différents types de flavonoïdes. Ces composés antioxydants permettent de neutraliser les radicaux libres du corps et, ainsi, de prévenir l’apparition des maladies cardiovasculaires, de certains cancers et d’autres maladies chroniques. Le pamplemousse contient surtout de la naringine, mais aussi l’hespérétine en plus petite quantité. C’est la partie blanche de la pelure du fruit qui renferme le plus de flavonoïdes, et les concentrations varient grandement selon les cultures.

L’absorption et l’utilisation de la naringine et de l’hespérétine dans le corps humain diffèrent d’un individu à l’autre. Quoi qu’il en soit, l’ingestion de 1 tasse (250 ml) de jus de pamplemousse procure une concentration élevée de flavonoïdes dans le sang. La consommation régulière de ce jus pourrait donc avoir des effets bénéfiques sur la santé.

 

Les pamplemousses contiennent des quantités élevées de bêta-carotène. Les fruits de couleur rouge et rose contiennent également du lycopène, un autre composé de la famille des caroténoïdes. Les pamplemousses renferment également d’autres caroténoïdes, mais en quantité moins importante. Les caroténoïdes possèdent des propriétés antioxydantes. La consommation d’aliments riches en caroténoïdes serait reliée à un risque moindre de souffrir de plusieurs maladies (par exemple, le cancer et les maladies cardiovasculaires, quoique les études sur le sujet soient controversées.


Environ les 2/3 des fibres du pamplemousse seraient des fibres solubles, comme la pectine. Elles se retrouvent principalement dans l’écorce et dans la membrane blanche autour de la chair (albédo). Par leur aptitude à diminuer le cholestérol sanguin, les fibres solubles, de façon générale, préviendraient l’incidence de maladies cardiovasculaires. Les résultats d’une étude réalisée chez l’humain ont démontré que la consommation de pectine de pamplemousse (sous forme de supplément) diminuait le cholestérol total et le « mauvais » cholestérol (LDL). Pour plus de détails, voir la fiche Pamplemousse (fibre) dans la section Produits de santé naturels.

 

Les pamplemousses frais, peu importe leur couleur, contiennent environ la même quantité de vitamine C que leur jus. Sous les 2 formes, ce sont d’excellentes sources de cette vitamine. Celle-ci contribuerait pour 66 % à 77 % du potentiel antioxydant du jus de pamplemousse.

 

La consommation de pamplemousse ou de jus de pamplemousse peut entraîner une augmentation ou, moins fréquemment, une diminution des effets de certains médicaments. En effet, des substances contenues dans ce fruit empêchent un enzyme de métaboliser ces médicaments, ce qui entraîne l’augmentation de leur concentration dans le sang, pouvant ainsi causer des réactions indésirables graves, parfois mortelles. Presque toutes les classes de médicaments sont susceptibles d’entrer en interaction avec le pamplemousse : médicaments pour le traitement du cancer, de la dépression, de l’hypercholestérolémie, de l’hypertension artérielle, des reflux gastro-intestinaux, de problèmes cardiaques, et autres. La consommation d’aussi peu que 250 ml de jus peut, dans certains cas, entraîner des effets qui peuvent persister durant 3 jours ou davantage. La prise du médicament quelques heures après avoir consommé le pamplemousse ne permet donc pas d’éviter les effets indésirables. Le tangelo, un hybride de pamplemousse, pourrait également interagir avec certains médicaments.

Santé Canada rappelle de s’abstenir de consommer des pamplemousses ou leur jus à moins d’avoir consulté un médecin ou un pharmacien à propos des risques de réactions indésirables. Notez cependant que le jus pressé maison serait moins à risque que le jus commercial. En effet, ce dernier contient généralement de l’albédo (peau blanche sous l’écorce du fruit), dans laquelle se retrouvent en majorité les substances qui agissent sur les médicaments. Le jus de pamplemousse obtenu directement par la pression du fruit ne contient que très peu de ces substances.

 

La recette du jour : Salade de pamplemousse aux crevettes et avocat

 

Décortiquer 350 g de crevettes. Les mettre dans une assiette creuse avec le jus d'1 citron, 3 cuillère à soupe d'huile d'olive et 3 à 4 gouttes de Tabasco. Mélanger bien. Laisser macérer le temps de préparer le reste de la salade.

 


Éplucher un pamplemousse. le détailler en quartiers, à vif. Éplucher deux avocats. Éliminer le noyau. Détailler la chair en tranches fines. Arroser avec le jus du deuxième citron.

 

Mélanger les quartiers de pamplemousse, les lamelles d'avocats et les crevettes avec le jus de la marinade. Parsemer de ciboulette ciselée. Servir très frais.​

 

 

 

Vous pouvez découvrir une recette alliant butternut et pamplemousse en suivant ce lien :

http://pascalesilit.canalblog.com/archives/2014/01/16/28938720.html

 

 

 

 

 

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