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L'apologie du temps qui passe...

On aimerait parfois que le temps s’arrête. On est tellement pris dans la spirale infernale de la surenchère d'activités que l'on rêve d'un temps de pause qui nous serait donné un peu quand on l'espère et surtout quand on sent qu'on ne pourra pas s'en passer.


Nous évoluons actuellement dans une société qui nous en demande toujours plus, qui nous pousse à performer. Il faut être bon quasiment en tout sinon on a des risques d'être mis de côté, isolé d'un monde qui ne veut que des gens qui ont envie d'avancer,

quoi qu'il leur en coûte (fatigue, épuisement, burn-out).


Mais n'est-ce pas paradoxal de voir autant de gens malades ou contraints de se mettre en arrêt alors que finalement il suffirait de trouver un juste équilibre entre l'action et la non-activité ?


Ne rien faire ce n'est pas pour autant rester là planté et procrastiner : c'est accueillir ce qui vient et surtout c'est se donner le droit de mettre en place les choses quand bon nous semble, quand on ressent intérieurement que c'est le bon moment.


Pour beaucoup (conditionnement oblige), ne rien faire est synonyme de ralentissement, de décrépitude, de retour en arrière ! Et pourtant on sait au fond de nous combien il est nécessaire d'inclure dans notre journée des temps de pause, de se donner le droit de prendre un temps pour soi régulièrement (cela est même prouvé scientifiquement).


Alors que faire pour contenter toutes les facettes de notre être : celui qui veut mettre en place ce qu'on lui demande et celui qui veut pouvoir décider de le faire ou non et surtout quand c'est le meilleur moment pour lui ?


C'est important de redevenir le maitre de vos pensées, de vos émotions et de vos actions : on ne cessera de vous le dire et de le redire ! Si, si !

 

Si vous pensez que ce n'est pas raisonnable, mais que votre corps vous le demande, vous serez dans l'ambivalence de devoir faire un choix : je fais ou je ne fais pas.


Alors commençons déjà par autoriser notre cerveau gauche à ne plus être le seul maitre à bord et donnons-lui la certitude que prendre son temps, c'est se donner les moyens de faire les choses à bon escient.

 

"J'ai longtemps cru que le planning des autres devaient aussi être le mien, que leur pression allait déclencher en moi des envies d'aller plus loin. Mais ce n'est pas vraiment ainsi que cela s'est passé pour moi. C'est plutôt à chaque fois que je me suis dit : « stop, y a pas urgence que tout s'est finalement aligné sur mon chemin. »"


À vouloir maitriser le temps, on en oublie qu'il est un bien précieux.

Il nous aide à ne pas anticiper, à ne pas sur-réagir, à ne pas être trop sollicité...

Il nous apprend la patience mais aussi le respect, la bienveillance, la foi et surtout la coordination car mine de rien, plus on prend notre temps et plus on remarque que les choses s'imbriquent les unes dans les autres.

 

Evidemment, certains vont penser qu'en faisant de la sorte, on peut passer à coté d'une belle opportunité. Et bien non car le temps est élastique. Parfois, il s'étire et parfois, il se rétracte. Il faut juste le prendre en considération : lui donner la valeur qu'il mérite et ne pas vouloir l'évincer quand il est de la plus grande nécessité

d'en faire notre allié.

 

Le temps passe toujours pour une bonne raison : pour dénouer des noeuds,

pour laisser une trace, pour faire murir un projet...

 

Il est ce qu'on appelle un agent double : il peut nous rendre service à notre insu, sans qu'on s'en rende vraiment compte. Il est souvent décrié alors qu'il est telle une richesse à préserver. C'est souvent quand il est trop tard, quand il nous échappe, qu'on se rend compte qu'on aurait dû lui faire confiance, qu'on aurait dû le mettre en haut de notre liste de priorités, qu'on aurait dû lui donner notre préférence.

 

Le temps c'est de l'argent disent certains. Ils n'ont pas vraiment tord. Prendre son temps, ce n'est pas courir partout et dépenser de l'essence en pensant aller plus vite, ce n'est pas payer un service qu'on pourrait se rendre à soi-même, c'est laisser les choses se dérouler comme elles en ont besoin et de ce fait c'est éviter de vouloir les activer en permanence, c'est renoncer à la surconsommation car on sait que tout se mettra en place comme il se doit.

 

Décidément le temps qui passe est une ressource non négligeable souvent sous estimée et qu'il serait bon de remettre au coeur de notre existence.


Les vacances sont souvent le moment idéal pour y reprendre goût mais je vous invite à le laisser vous surprendre le reste de l'année car c'est sans nul doute qu'il vous apportera de nombreux bienfaits. 


Publication écrite par Barbara Hocquette



temps qui passe

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