Journal de bord...

On n'est pas toujours prêt à se désengager. On réfléchit à l'impact que cela aura sur les autres, sur notre avenir, sur nos relations, sur notre destin.


En fait, on sait au fond de soi que plus rien ne pourra se mettre en place mais on espère tout de même un regain d'énergie, un revirement de la situation, une échappée à ce qu'on voit tout droit se mettre en place.


Mais force est de constater que moins on s'en remet à notre ressenti profond et plus on éloigne de nous la décision qui tôt ou tard reviendra tambouriner à la porte de notre coeur.


Je savais au fond de moi qu'entre le père des filles et moi le mot fin était inscrit là depuis un certain temps déjà, comme une inaptitude à poursuivre le même chemin, un contre-sens à nos voies personnelles.


Ayant vu mes parents se séparer dans de très mauvais termes et ayant vu la souffrance de mon père suite à cette décision, je pense qu'au fond de moi je n'étais pas prête à revivre autant d'émotions.


Mais l'appel est sans appel. Un jour on sait qu'il va falloir se rendre à l'évidence : que plus rien ne va pouvoir venir contribuer à l'amélioration d'une situation qui ne cherche plus ni à se stabiliser ni à s'améliorer.


Alors on pense...on pense aux enfants, à soi, à la maison, aux finances....et cela peut nous pousser au questionnement. Mais au fin fond de soi on sait, on sait que c'est la meilleure solution.


On se désengage donc d'un environnement qui nous était devenu plutôt hostile et surtout de lois qu'on avait instaurées. On se replonge dans un monde plus subtil et propice à nous reconnecter à qui on est à l'instant T.