Journal de bord...

On a tous, de près ou de loin, vécu certains événements comme une douche froide, de véritables tsunamis.


Non pas qu'on ne s'attendait pas à avoir de telles nouvelles car quelque part, on savait que cela arriverait tôt ou tard au vu de la situation qui se dégradait. Mais en tous cas, pas à ce niveau d'intensité là et surtout sous une forme de violence imparable. Comme si on devait finalement se sentir coupable de ce qui était en train d'arriver car tout simplement ce que l'autre vit intérieurement, il nous le renvoie froidement au visage faisant remonter en nous des mémoires vives de rejet ou d'abandon, d'injustice ou d'humiliation voire de trahison.


On est toujours surpris de la réaction de ceux avec qui pourtant on pensait être dans l'échange et le relationnel. On était dans une certaine disposition qui aurait pu laisser croire que tout aurait pu trouver un terrain d'entente ou tout du moins un partage d'opinion.


Mais rien de tout cela ne peut vraiment se mettre en place quand le mental prend le dessus sur le coeur : il y a une sorte de violence interne qui cherche un réceptacle pour se sentir moins seule, pour que ça fasse moins mal au dedans laissant apparaitre une forme d'abnégation de l'autre afin de le rendre responsable de tous les maux pour ne pas se sentir coupable de penser ou agir de la sorte.


J'ai vécu cela à plusieurs reprises dans ma vie : des reproches, des critiques, des incriminations, des violences verbales comme pour me dire : "tout cela, c'est de ta faute".


J'ai mis du temps à comprendre que j'avais pu réveiller chez l'autre des tourments mais aussi que je pouvais canaliser l'agressivité que l'autre émettait pour tout simplement "sauver sa peau".


On se sent tous insécure à un moment donné de notre existence, ce qui fait qu'on cherche en permanence à maitriser le cours des choses.


Et puis un jour, on comprend et on admet qu'on est en par